Un HOMME

Calendrier

9 au 13 janvier 2023

DISTRIBUTION



Inspiré de : Charles Bukowski

Écriture et Traduction : Gaël Leveugle
Avec : Charlotte Corman, Julien Defaye, Pascal Battus et Gaël Leveugle
Mise en Scène et Scénographie : Gaël Leveugle

Musique : Pascal Battus
Travail Sonore : Jean-Philippe Gross

Lumière : Pierre Langlois et Frédéric Toussaint
Régie Générale : Frédéric Toussaint
Production / Diffusion : Élodie Couraud
Assistanat mise en scène : Louisa Cerclé
Construction Décor : Erwan Tur et David Yelitchitch
Remerciements : Nordine Allal, Masaki Iwana, Thomas Coux dit Castille et Nicolas Mazet




PRODUCTION

Compagnie Ultima Necat.

CO-PRODUCTION
CCAM, SN de Vandœuvre-lès-Nancy
Transversales, SC de Verdun
ACB, SN Bar-le-Duc
La Filature, SN de Mulhouse.

SOUTIENS

Théâtre Ici&là, Mancieulles  
Collectif 12, Mantes-la-Jolie
Le TGP, Scène conventionnée de Frouard  
Bataville, La fabrique autonome des acteurs.


Le décor a été construit aux Atelier du Nest, Thionville.


Merci au Cirque Jules Vernes, pôle National cirque et arts de la rue, Amiens.
Avec le soutien de la SPEDIDAM.

NOTE D’INTENTION

Il y a une poétique qui correspond à ce refus du texte. À ce que Kantor appelait la dissolution du présent, que je préfère appeler la liquidation de la réalité. C’est cette poétique-là qui m’intéresse, peut-être plus que le discours du texte lui-même. C’est à partir de là que je commence à écrire mon texte. Le texte de Buko se défend tout seul, il n’a besoin ni d’avocat ni d’anthropologue. Nous n’appartenons pas au même con-texte. Je poursuis mon parcours de création, écriture et mise en scène, en empruntant la poétique bukowskienne. En ce sens — et dans le plus grand respect des mouvements que son écriture a engendrés — son texte me sert de pré-texte.

Un homme, c’est le titre d’une nouvelle de Charles Bukowski tiré de son recueil South Of No North. Dans cette petite histoire, Constance se pointe chez George, dans sa caravane, avec une bouteille de Whisky. Elle vient de quitter Walter. Les deux voient monter leur désir de se retrouver, mais dans le monde tel que le déplie Buko, ça n’est pas aussi simple que ça. C’est pas parce qu’on veut qu’on peut.
C’est à partir de ce point physique, ce grand déséquilibre, grand bouleversement, tout au fond d’un petit corps, que nous travaillons. Par un artifice minimaliste, nous suspendons le temps pour nous consacrer à la narration de ce seul point, ce moment où on se lance vers l’autre ; le moment où on risque l’épiphanie de son désir. 
C’est minimaliste en ce sens que nous nous concentrons sur ce seul moment, sur une histoire rudimentaire. En revanche nous multiplions les actes performatifs qui donnent image de ce moment. L’écriture, le texte de la pièce, est la composition d’impressions rendues par différentes éclats d’un même ensemble. Nous employons la danse, l’acrobatie, du théâtre, la musique, la chanson, de façon diffractée et poreuse. On parle généralement dans ce cas d’un théâtre pluridisciplinaire voire transdisciplinaire.
La métaphore efficace pour évoquer cette approche est celle d’un bouchon de carafe que l’on tourne dans ses doigts. On ne regarde qu’un seul objet mais on en perçoit une infinité changeante d’éclats, une infinité d’impressions.