Ultima necat

Nous mettre en relation avec le réel

 

Il y a un théâtre qui maintient les images, un théâtre qui les institue, et un théâtre qui les liquide pour remettre en circulation, dans nos vies, les énergies vitales qu’elles recouvrent sans savoir les traduire. Le monde bruit de mille discours, de mille interprétations, qui constituent un sur-texte à nos expériences sensibles. Appelons ce sur-texte réalité. La réalité, dans ce sens, ce n’est pas le réel. Là où la réalité traduit des mises en narration de nos vies, le réel est — comme disait Lacan — une chose dans quoi on se cogne. Dans cette mesure il apparaît possible d’oser le paradoxe que le théâtre peut être un lieu où nous sortons du cours réaliste de nos existences pour nous mettre en relation avec le réel.

­En d’autres termes, l’enjeu politique du théâtre serait-il exclusivement imaginaire; de porter nos imaginaires à la hauteur de notre réalité? En rajoutant du bruit dans le bruit, de la réalité à la réalité, ne risque-t-on pas d’entretenir le vacarme ambiant? Et si l’exercice immémorial de la poésie était tout simplement de mettre des coups de canifs dans la toile peinte de la réalité, pour laisser passer une lumière que nous ne verrions pas sinon?

En tournée
cet hiver

La compagnie prépare sa tournée d’hiver ! Nous sommes ravis de poursuivre les représentations des Lettres d’amour de la religieuse portugaise et de reprendre Un HOMME, notre spectacle crée en 2018 adapté du texte de Charles Bukowski.
Paris, Metz, Bar-le-Duc, Annemasse, Uzès, Esch-sur-Alzette, où viendrez-vous nous voir?

Depuis la cellule de son couvent, une femme écrit cinq lettres à un amant qui ne répond pas, cinq actes d’un poème du désir total ciselé dans une langue puissante.Un classique de la littérature française du XVIIe siècle, dans une mise en scène de glace, d’eau, d’éclats de lumière, de performance vocale et sonore.

Constance vient retrouver son amant après avoir quitté son conjoint. Dans le huis clos d’une caravane, de rasades de whisky en tirades lubriques, de gifles en refrains populaires, les corps et les mots à la dérive chutent inexorablement vers la solitude. Entre désir et désespoir, le couple se consume dans un amour vache que seule la réalité crue sait produire.

contact : contact@untm.net